3 règles essentielles pour bien écrire son reportage photo

Pour partager une expérience ou un événement susceptibles d’intéresser vos lecteurs, pourquoi ne pas le faire sous la forme d’un reportage photo ? Ce moyen de communication (très prisé des journalistes) a en effet l’avantage de combiner des images à un texte qui vont vous aider à faire passer un message de façon claire et originale

Toutefois, même si la qualité et la pertinence des photos sont essentielles à un bon reportage, le texte qui l’accompagne est tout aussi important ! Alors pour être certain de le réussir, voici 3 règles essentielles pour bien écrire son reportage photo. 

1ère règle : définir un angle précis du sujet abordé et s’y tenir

Pour un reportage photo clair et efficace, il est important de réfléchir en amont à un angle précis du sujet abordé et s’y tenir du début à la fin. Vous ne pourrez en effet pas évoquer tous les aspects d’un sujet, au risque d’écrire un article confus qui perdra votre lecteur. 

Par exemple, si vous souhaitez parler des cosmétiques bio, choisissez une catégorie de produit spécifique comme les soins capillaires, esthétiques ou d’hygiène. Puis ciblez votre reportage sur un aspect en particulier comme la création, la certification ou l’application d’un produit de maquillage dont vous aurez visité l’usine de fabrication. 

Si le sujet de votre article est l’ouverture d’une succursale au sein de l’entreprise pour laquelle vous travaillez, déterminez un angle précis à mettre en avant et suivez sa ligne directrice tout au long du reportage. Vous pourrez par exemple évoquer les stratégies de développement mises en place depuis la création de l’agence et celles qui restent à venir pour atteindre ses objectifs. 

Enfin, veillez à ne parler que de ce qui est essentiel au message que vous souhaitez véhiculer. Faites un tri dans toutes les informations que vous aurez recueillies auprès des personnes interrogées et mettez de côté celles n’apportant aucune plus-value à votre reportage !

2ème règle : raconter une histoire en images

Un reportage photo consiste à raconter une histoire en images. Et comme toute histoire digne de ce nom, celle-ci doit avoir un début (qui présente le sujet), un milieu (qui développe les événements) et une fin (qui appelle à l’action ou suscite une émotion). 

Il est donc important de structurer le texte ainsi que la mise en page des photos en suivant un plan simple et logique. 

  • L’introduction, ou l’accroche, pose la scène de façon concrète. Vous pouvez commencer avec une citation, ou décrire le lieu et la situation. Entrez directement dans le vif du sujet et informez votre lecteur de quand et où se passe le reportage. 
  • Le déroulement de l’histoire est constitué de plusieurs paragraphes présentant chacun une idée importante. Gardez à l’esprit que l’ensemble doit être cohérent et enchaînez-les de manière logique pour arriver à la conclusion. 
  • Enfin, la chute, ou touche finale, sera d’autant plus percutante qu’elle créera une émotion ou poussera à l’action.

 

3ème règle : piquer la curiosité du lecteur

Même si une jolie photo va attirer l’œil et piquer la curiosité du lecteur, le texte qui l’accompagne va être déterminant pour maintenir son attention et marquer son esprit. 

Donnez vie à votre reportage en employant le temps du présent ainsi qu’un vocabulaire imagé pour aider le lecteur à ressentir l’atmosphère du lieu et la personnalité des interlocuteurs que vous aurez rencontrés.

N’hésitez pas à donner des détails qui vous semblent significatifs, comme l’âge ou la taille des protagonistes ("A l’aube de ses 70 printemps, Jacques a décidé de partir pour un tour du monde en bateau !").

Recourez aux adjectifs pour apporter des infos que l’image ne peut reproduire, comme "l’accent chantant du boulanger" ou "le sourire communicatif de l’enseignante", et décrivez les odeurs et les bruits environnants. 

Créez une complicité avec votre lecteur en citant des anecdotes et des phrases que vous aurez notées. Et bien sûr, travaillez le titre de votre reportage qui devra être particulièrement accrocheur pour donner envie de le lire !

Et si on en parlait ?