La malédiction de Toutânkhamon est-elle une légende ou une réalité ? Je me suis posée la question plusieurs fois après les nombreux rebondissements qui nous sont arrivés, à ma fille et moi, pour pouvoir nous rendre à Paris à l’exposition temporaire consacrée au pharaon.

Car nous nous y sommes quand même reprises à trois fois pour enfin découvrir les vestiges de ce mystérieux tombeau découvert en 1922 par Howard Carter ! Explications.

Se rendre à l’expo Toutânkhamon, une véritable épopée !

La première fois, nous comptions y aller en famille fin mai sur le week-end prolongé de l’ascension. Nous avions réservé un hôtel pour plusieurs nuits histoire de faire découvrir la capitale aux enfants. Sauf que nous avons omis d’acheter à l’avance les billets d’entrée du musée ! Erreur fatale… et premières larmes de ma fille qui se faisait une telle joie d’y aller.

Je me suis donc empressée de réparer cet oubli en commandant des tickets collector pour début juillet avec, évidemment, un aller-retour Annecy-Paris en TGV à faire sur une journée (8 heures de transport quand même). Mais bon, rien n’est plus important que de faire plaisir à ses enfants, n’est-ce pas ?

Sauf que, la veille du nouveau jour J, une tempête comme il n’y en a jamais eu jusqu’alors s’est abattue en région Rhône-Alpes occasionnant des dégâts considérables… et notamment sur les lignes de chemin de fer ! Notre TGV n’a donc pas pu partir ce jour-là… Nouvelles larmes de ma fille.

Ces deux coups manqués ne seraient-ils pas un signe de la malédiction de Toutânkhamon ?? Je commence à me poser la question…

Pharaon Toutankhamon #Sandy. LE BLOG

Mais je ne baisse pas les bras, et après de longues heures passées à la SNCF et au téléphone avec l’organisme de réservation du musée, je réussis à reporter notre visite à mi-juillet, sans surcoût. Ouf ! Allons-nous enfin pouvoir nous y rendre ?

Eh bien oui ! Nous y sommes enfin arrivées ! Mais je précise toutefois que sur le retour, au moment de mettre par écrit mes notes sur l’expo, notre train a été à l’arrêt pendant plus d’une demi-heure suite à une importante coupure de courant due à un début d’incendie sur la voie ferrée… Si ce n’est pas de l’acharnement, ça !

Mais bon, nous y voilà. Et au final, est-ce que toutes ces péripéties en valaient la peine me direz-vous ? Réponse.

Le tombeau de Toutânkhamon… ou presque.

Mes impressions sur l’exposition Toutânkhamon sont plus que positives, même si, au vu des promesses du site internet (« Une expérience immersive », « Vivez une expérience unique »), je m’attendais à une visite interactive. Ce qui n’est pas du tout le cas.

La présentation des 150 pièces originales est celle d’un musée classique, mises en valeur dans des vitrines bien éclairées, avec des explications en français et en anglais. J’ai trouvé l’enchaînement des salles bien fait et logique même si, parfois, les mêmes indications revenaient souvent. La visite est ponctuée de petits films qui nous aident à comprendre les croyances des égyptiens de l’antiquité et leurs craintes quant à la mort.

J’ai vraiment été impressionnée par la conservation des pièces en or, en ivoire et en calcite qui sont de toute beauté ! Certains rites et objets ont particulièrement attiré mon attention, comme le jeu de société présenté dès l’entrée qui nous explique que le joueur qui gagnera la partie pourra atteindre le paradis. Ou le fait que pour les égyptiens, nous mourons deux fois : une première fois lorsque nous décédons, puis une seconde fois lorsque la dernière personne à avoir prononcé notre nom meurt à son tour…

Le calice de Toutankhamon #Sandy. LE BLOG

J’ai aussi découvert les raisons pour lesquelles on entourait les pharaons de magnifiques trésors mais aussi d’armes et de nourriture. Tous ces objets symboliques étaient mis dans le tombeau pour les aider à atteindre le paradis après un passage obligé par l’enfer dont seuls les plus forts pouvaient en réchapper !

Au final, je me suis quand même sentie immergée dans le passage vers l’au-delà de Toutânkhamon. Une expérience unique, comme promis sur le papier, que je renouvellerai peut-être un jour en me rendant au nouveau musée du Caire ? En espérant ne pas avoir à subir une nouvelle fois la « malédiction » du pharaon ! Histoire à suivre…